aura@books.theunseen.city a commenté Spiritualités radicales par Yuna Visentin
Fini, et je suis plutôt très mitigé sur ce que je dois en tirer.
Le dernier chapitre du livre parle du rapport aux morts. De ce que j'en comprends, l'autrice avance que les communautés sont privées de leur capacité à gérer leurs morts comme iels l'entendent (exemple des lois en vigueur interdisent les enterrement dans des linceuls, excluant de facto les pratiques rituelles juives et musulmanes). La privatisation de la mort dépolitise leur existence et les relègue au privé, au honteux, au rituel accompli caché en dehors de la sphère de la production. Quels morts méritent d'être loués et quels hommages sont rendus, quelles histoires sont transmises et lesquelles sont oubliées constituent des questions politiques. Et l'acte de privation de la mort empêche ses questions d'être posées et de créer une relation de transmission avec nos morts. L'exemple pris ici est celui de la transmission de l'histoire du peuple juif …
Fini, et je suis plutôt très mitigé sur ce que je dois en tirer.
Le dernier chapitre du livre parle du rapport aux morts. De ce que j'en comprends, l'autrice avance que les communautés sont privées de leur capacité à gérer leurs morts comme iels l'entendent (exemple des lois en vigueur interdisent les enterrement dans des linceuls, excluant de facto les pratiques rituelles juives et musulmanes). La privatisation de la mort dépolitise leur existence et les relègue au privé, au honteux, au rituel accompli caché en dehors de la sphère de la production. Quels morts méritent d'être loués et quels hommages sont rendus, quelles histoires sont transmises et lesquelles sont oubliées constituent des questions politiques. Et l'acte de privation de la mort empêche ses questions d'être posées et de créer une relation de transmission avec nos morts. L'exemple pris ici est celui de la transmission de l'histoire du peuple juif durant les fêtes, qui relate les oppressions du peuple juif et son autodétermination. La mémoire de la Shoah procède d'une lutte contre l'oblitération du souvenir mené par les antisémites négationnistes; et la transmission d'une mémoire par le rituel et la spiritualité procède d'une résistance. Une résistance d'au delà de la mort, en fait.
C'est celui que j'ai trouvé le plus structuré et, peut-être, le plus opérant pour moi. Il permet de se poser la question de quels liens tisser avec nos morts, humains ou non, et notre place au sein d'un écosystème. Il interroge sur la place qu'on veut leur laisser, pour ne pas reproduire l'erreur du veau d'or.
Je reste quand même sur ma faim. Je trouve le livre généralement assez fouilli et dispersé. L'autrice balance des hot takes sans sources ou justifications qui demandent un effort d'interprétation pas facile à faire quand on est pas expert en théorie écoféministe.
J'ai des attentes peut-être injustes, qui correspondent à ceux d'une rigueur scientifique. Mais c'est le fond de commerce des éditions divergences que de présenter des bouquins savants, donc j'estime mes attentes raisonnables.










