tk veut lire Breaking from Frame par Jazz Forrester

Breaking from Frame de Jazz Forrester
A slow-burn vintage lesbian romance about desire, freedom, and daring to embrace your truth.
In the spring of 1969, Mrs. …
Je lis surtout de la SFF en évitant les hommes blancs issus de l'hégémonie culturelle, de la poésie, de la littérature de voyage, de la critique des technologies, puis de l'écologie dans une compréhension assez large. Par snobisme, j'ai une préférence pour les éditions dans la langue d'origine mais les questions de traduction me travaillent aussi beaucoup.
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tk a lu 0 sur 47 livres.

A slow-burn vintage lesbian romance about desire, freedom, and daring to embrace your truth.
In the spring of 1969, Mrs. …

Nothing has gone right. With Birdking out of commission and most of her friends lost, Bianca finally reaches the golden …

Amateur sleuth Mallory Viridian has just about got her bearings aboard the space station she calls home, but now the …
"Cantique pour les étoiles" est le premier roman de Simon Jimenez. On y retrouve bien des éléments évoquant le style et les caractéristiques qui m'avaient marquée dans "Le pays sans Lune" que j'avais lu cet été.
Le roman emprunte pour sa toile de fond à des codes classiques de la science-fiction. Dans un futur où une partie de l'humanité a abandonné une Terre exsangue, sur laquelle la sur-exploitation et les destructions se sont perpétuées jusqu'à ce qu'il soit trop tard, les personnes qui en ont eu les moyens, ou la chance, l'ont quittée et ont gagné les étoiles, rejoignant des stations spatiales gigantesques et de nouvelles planètes sous l'impulsion vorace d'entreprises ayant gardé la quête du profit comme seul objectif. Inégalités, extractivisme et exploitations se sont ainsi retrouvés déployer à travers les étoiles, rejouant une partition aussi familière que létale. Dans le système ainsi mis en place, les voyages spatiaux …
"Cantique pour les étoiles" est le premier roman de Simon Jimenez. On y retrouve bien des éléments évoquant le style et les caractéristiques qui m'avaient marquée dans "Le pays sans Lune" que j'avais lu cet été.
Le roman emprunte pour sa toile de fond à des codes classiques de la science-fiction. Dans un futur où une partie de l'humanité a abandonné une Terre exsangue, sur laquelle la sur-exploitation et les destructions se sont perpétuées jusqu'à ce qu'il soit trop tard, les personnes qui en ont eu les moyens, ou la chance, l'ont quittée et ont gagné les étoiles, rejoignant des stations spatiales gigantesques et de nouvelles planètes sous l'impulsion vorace d'entreprises ayant gardé la quête du profit comme seul objectif. Inégalités, extractivisme et exploitations se sont ainsi retrouvés déployer à travers les étoiles, rejouant une partition aussi familière que létale. Dans le système ainsi mis en place, les voyages spatiaux reposent désormais sur une technologie distordant les temporalités ; le temps s'écoulant beaucoup plus lentement durant les voyages que pour celles et ceux qui demeurent sur les stations ou les planètes. Des vies s'écoulent ainsi de part et d'autre, des relations se distendant et se délitant au fil des trajets interstellaires.
S'il investit des lieux communs de la science-fiction, "Cantique pour les étoiles" n'en trouve pas moins une tonalité qui lui est propre. Plus que dans le world building lui-même, c'est auprès de ses personnages que Simon Jimenez s'investit. Multipliant les points de vue, parvenant à nous attacher aux singularités et aux trajectoires de chaque figure croisée, parfois de façon éphémère le temps d'un seul chapitre, l'auteur leur accorde un soin sincère pour construire son roman autour d'une diversité de points de vue. Cela lui permet de raconter, suivant différentes perspectives, l'histoire des liens qui se construisent entre une Capitaine de vaisseau et un enfant, mystérieux, littéralement tombé du ciel sur une planète agricole éloignée. Au fil d'une écriture pleine de sensibilité et d'empathie, s'entremêlent différents thèmes : il est question de temps qui file et de souvenirs qui s'estompent, de famille choisie et de reconstruction, d'ambitions et de solitude, mais aussi de maltraitances et de traumatismes, la violence n'étant jamais loin. Le récit est servi par une plume évocatrice et ciselée, riche en fulgurances poétiques, au sein de laquelle la musique joue un rôle à part entière. À mesure que les enjeux se dessinent, l'histoire, construite en trois parties, gagne en intensité dans un cadre impitoyable où l'auteur ne perd jamais de vue l'humain·e.
Un roman de science-fiction plein d'émotions, mettant en scène une humanité faillible et résiliente, au sein duquel douceur, amertume et déchirement s'entremêlent ou se succèdent. C'est souvent poignant, porté par une écriture sincère et poétique qui touche. Une confirmation, après "Le pays sans Lune" (bw.heraut.eu/book/40086/s/le-pays-sans-lune), que les textes de Simon Jimenez résonnent beaucoup chez moi.
Johanna Luyssen se livre à une enquête biographique au sujet d'Hélène Rytmann / Legotien / Althusser.
Rytmann, Le nom sous lequel elle est née, d'une famille qui avait fui les pogroms russo-lituaniens en 1910, Legotien, le nom sous lequel elle a participé à la résistance pendant la seconde guerre mondiale, Althusser, le nom sous lequel elle est un plus connue, le nom sous lequel elle est morte, le nom sous lequel elle a été assassinée par son mari, philosophe, et reconnu irresponsable en raison de sa maladie psychiatrique.
Le livre appartient à un genre qui se développe de plus en plus, où l'autrice met en scène sa recherche, ses motivations, un peu comme Mon vrai nom est Élisabeth d'Adèle Yon, ou (mais sans la poésie de l'écriture) les livres Jane, un meurtre et Une partie rouge de Maggie Nelson.
L'enquête au sujet d'Hélène est fragmentaire, on sait finalement peu d'elle, …
Johanna Luyssen se livre à une enquête biographique au sujet d'Hélène Rytmann / Legotien / Althusser.
Rytmann, Le nom sous lequel elle est née, d'une famille qui avait fui les pogroms russo-lituaniens en 1910, Legotien, le nom sous lequel elle a participé à la résistance pendant la seconde guerre mondiale, Althusser, le nom sous lequel elle est un plus connue, le nom sous lequel elle est morte, le nom sous lequel elle a été assassinée par son mari, philosophe, et reconnu irresponsable en raison de sa maladie psychiatrique.
Le livre appartient à un genre qui se développe de plus en plus, où l'autrice met en scène sa recherche, ses motivations, un peu comme Mon vrai nom est Élisabeth d'Adèle Yon, ou (mais sans la poésie de l'écriture) les livres Jane, un meurtre et Une partie rouge de Maggie Nelson.
L'enquête au sujet d'Hélène est fragmentaire, on sait finalement peu d'elle, mais les archives que Johanna Luyssen a dépouillées, les fils qu'elle parvient à en tirer, et le tragique de cette histoire (comme dans une tragédie grecque, le meurtre est annoncé dès avant la première ligne), les circonstances du meurtre aussi, font que ce livre est bouleversant.

From everyday apps to complex algorithms, Ruha Benjamin cuts through tech-industry hype to understand how emerging technologies can reinforce White …
Un roman trop court, mais très doux qui donne à voir l'intimité et la complicité de Jonna et Mari, deux femmes habitant sur une île. Elles dorment dans une tente pour prêter leur lit à une invitée. Elles font leur vie de liberté à l'écart du monde. Elles sont aussi parfois de passage en ville, dans des appartements où elles prennent sous leur aile de jeunes artistes. On peut y trouver d'autres traces subtiles de la présence de Tove Jansson et de son regard.
C'est donc un livre qui se lit vite et bien tout en donnant envie de se transformer en moomin.
aussi publié ici : 11d.im/journal/2025/1219005402-fair-play-tove-jansson/

Fair Play (in the original Swedish Rent spel) is a novel by Finnish author Tove Jansson, first published in 1989.

Practicing New Worlds explores how principles of emergence, adaptation, iteration, resilience, transformation, interdependence, decentralization and fractalization can shape organizing toward …

In the tradition of Octavia Butler, radical self-help, society-help, and planet-help to shape the futures we want.
Inspired by Octavia …
Une courte novella, entre le conte et la fable, dans laquelle Élisa Beiram invite ses lecteurices à réfléchir sur l'envers et les coûts cachés de décors en apparence paradisiaque. Il y est question d'exploitation, mais aussi de justice et de formes de solidarité pouvant émerger, de liens qui se construisent, malgré tout, et de responsabilités pouvant être prises. Elle traite cette thématique au fil d'un récit riche en allégories, au sein duquel j'ai trouvé particulièrement fascinants le dosage et l'équilibre des registres et des tonalités investis : c'est en effet tout un univers à la fois burlesque et touchant, absurde et sensible, inquiétant et drôle, qui est peu à peu esquissé.
Un livre que j'ai lu d'une traite, où l'imagination, parfois déroutante mais toujours intrigante, de l'autrice nous entraîne dans une histoire prenante aux résonances très actuelles.